09 septembre 2006

La Pin Up de Front Liner




















Un peu de douceur dans ce monde de brutes.
Pour feter son premier mois d'existence, The Front Liner vous presente Miss Septembre.
Vivement le mois prochain!
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04 septembre 2006

Bon anniversaire Mystère Massoud.


Dans quelques jours, nous célébrerons le cinquième anniversaire du 9.11, et deux jours avant, tous les médias larmoyants se recueilleront sur la dépouille du « Lion du Panshir », Ahmad Shah Massoud. Je m’attends à un panégyrique du combattant de la liberté contre l’intégrisme, et patati et patata… Ces portraits, (Que dis je, LE portrait servi sera identique quand bien même vous auriez 58 chaînes de TV).

Il est vrai qu’en France , nous avons une sympathie particulière pour Massoud. Pourtant durant 20 ans que dura son combat, on ne peut pas dire que nous lui ayons rendu beaucoup de services. On aime bien les héros mort, surtout lorsqu’il on une bonne tête, cet air qu’a Massoud, ce mélange de Guevara et de Bob Marley, ça fait mouiller le jeune romantique en mal de cause, mais franchement, ce culte Massoudien… D’accord , on l’aime bien parce qu’il a fait des étude au lycée français, c’est typique de chez nous ça ; ce francocentrisme ! Mais ce ne peut être que ça. C’est aussi hélas, tout ce qui comptera aux yeux de nos romanesques pionniers français les “ French Doctors ”; « anti-soviétique » pour eux est synonyme de “ pour la liberté ” : la liberté de qui ? Ils ne se posent pas la question ; ils trouvent les bérets seyants, et l’aventure excitante. Faire le bien dans des paysages magnifiques tout en contribuant à la lutte contre le totalitarisme, que demander de plus pour un jeune homme occidental de cette époque ? Quant aux droits des femmes : Mon Dieu, ce sont leurs coutumes, et les coutumes, c’est sacré, surtout quand on n’en pâtit pas Personnellement. durant des années, j’ai eu une certaine sympathie pour l’homme, cet idéal romantique du combattant pour la liberté, pour le chef de guerre, certes, mais du bon coté (!), je me suis même commis à traverser les montagnes pour la « cause » en 1986! Durant les années où Massoud fut aux affaires, à ma décharge, mon regard était tourné du coté des Balkans. Et je ne pris conscience que plus tard, du nombre d'épisodes que j'avais manqué. Mais un sursaut de lucidité, ainsi qu'un faisceau de soupçons et de grandes part d'ombres durant les années sombres où l'homme fut au pouvoir, me dictèrent de douter le l’icône, de l’image officielle, du culte, quelque chose de louche me titillait. Le martyr dégage une trop forte odeur de sainteté. Parcourant le Net, je ne trouve que des louanges et autres félicitations… c’est louche.

Sans parler des films de Christophe de Ponfilly, qui avec tout le respect que je dois à un inconnu et a un mort ( mai 2006), a fait sans le vouloir de la propagande, mais surtout de la désinformation (et j’apprécie son honneteté lorsqu’il dit qu’il travaille avec « subjectivité »). Son travail fut du pain béni pour faire passer l’image d’un résistant démocrate éclairé, aux antipodes des talibans. Presque personne n’avait vu son travail avant et son film le plus connu datait de 1998 (Massoud, l'Afghan). Et du jour au lendemain, toutes les devantures de ciné étalaient le portrait de Massoud. Si un type fraîchement sorti d’une profonde réclusion se serait baladé en ville, il aurait put croire que les moudjahiddins étaient a Paris ! Les Français, depuis la guerre contre les Soviétiques, feignent cependant de croire que ce nom signifie “ combattants de la liberté ”. La désinformation sévit encore plus à la télévision française à partir des “ événements ”. En septembre 2001 est diffusé le film hagiographique “ Massoud l’Afghan ” et un documentaire fait par des femmes afghanes non nommées, qui ont filmé en caméra cachée les exécutions au stade de Kaboul par les Talibans. Après la prise de Kaboul, quelques informations sur la conduite de ces troupes “ alliées ” commencent à filtrer. Il est clair que les médias français se sont livrés à une autocensure, et ont interdit au public une information objective et équilibrée. Ils ne manquaient pas d’information, car même si leur connaissance de la région est piètre - aucun journal français n’a de correspondant permanent au Pakistan - les agences de presse, la presse, la télévision étrangères et les sites Internet sont à leur disposition ; ils ont délibérément mis ces informations sous le boisseau.
Les médias ont donc “ jeté un voile sur le passé glorieux ” et bien connu des Moudjahiddins : à partir du départ des Soviétiques en 1989, les points communs entre eux ne suffisent plus à faire taire leurs rivalités. La cupidité et l’appétit de pouvoir de tous ces chefs de guerre les poussent à se battre sans cesse les uns contre les autres dans des alliances sitôt renversées que créées. Au bout de quatre ans, en 1992, ils prennent Kaboul et renversent Najibullah ; mais la guerre civile, et surtout la guerre contre les civils ne s’arrête pas pour autant. Les soldats de l’Alliance du Nord pillent les maisons et violent les femmes. Les chefs locaux rançonnent les camions tous les 50 km, les transports sont impossibles, la corruption et le désordre empêchent meme l’application de la Charia.


Il est donc temps, non pas de détruire l’icône, mais d’éclairer la part d’ombre qui fait que les hommes sont, et ne reste que des hommes.
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Bon anniversaire Mystère Massoud.(Part02)

MASSOUD L’ISLAMISTE













Décrit par le Sénat, http://www.senat.fr/rap/r04-339/r04-33917.html comme un islamiste modéré. On peut pourtant difficilement considérer Massoud comme un modéré. « Le Monde » rapporte que «dans son fief de la vallée du Panshir, les femmes portent la burqa. La femme de Massoud, mère de leurs cinq enfants, respecte le purdah (réclusion) et vit dans le village d'origine de Massoud.» Je me marre, ça ne veut rien dire « islamiste modéré », dit on « un démocrate modéré », « un nazi modéré » ?

Durant ses études à Kaboul, il adhère au mouvement étudiant islamiste fondamentaliste, alors dirigé par un jeune professeur en théologie, Burhanuddin Rabbani. Président depuis 1973, Daoud, combat ces fondamentalistes. Certains sont emprisonnés, d'autres ­ parmi lesquels Gulbuddin Hekmatyar, Burhanuddin Rabbani et Ahmad Shah Massoud ­ fuient au Pakistan, où ils reçoivent l'aide du Premier ministre Ali Bhutto. Ces opposants afghans étaient en effet un bon moyen pour le Pakistan de fomenter des troubles contre Daoud. Ces fondamentalistes vont chercher leur inspiration auprès des Frères Musulmans, une confrérie fondée en Egypte en 1928 dans le but de susciter une révolution islamique et d'instaurer un Etat islamique. Leur islamisme se caractérise par des conceptions fort éloignées de la démocratie. «L'histoire des Frères musulmans est traversée et fascinée par l'idéologie fasciste», écrit Muhammad Saïd al-Ashmawy.( Cité dans Richard Labévière, Les dollars de la terreur, Ed. Grasset, 1999, p. 130). Leur modèle politique se fonde sur une figure charismatique. L'obsession de ces fondamentalistes ­ et donc de Massoud: «Le caractère et la pureté du dirigeant, ses vertus et ses compétences, et le fait de savoir si sa personnalité égale celle du prophète Mahomet. Ce modèle est inévitablement favorable à la dictature.» (Ahmed Rashid, Taliban, Ed. Atlas, 2000, pp 128-129).

Le principal objectif des « Frères Musulmans » est l'instauration de régimes religieux au sein des pays d’obédiences musulmanes. L'association prône la création de républiques islamiques en Égypte, en Libye, en Syrie, ou encore en Tunisie en combattant violemment les gouvernements en place. Les Frères musulmans s'opposent ainsi aux tendances laïques et séculières des nations arabo-musulmanes et préconisent un retour aux préceptes du Coran, impliquant autant un rejet des influences occidentales que des influences soufies. Le mot d’ordre de l’organisation est : « Allah est notre objectif. Le prophète est notre chef. Le Coran est notre loi. Le djihad, guerre juste, appelé improprement guerre sainte est notre voie. Mourir dans les voies d’Allah est notre plus grand espoir ». Il existe depuis 1944 une branche féminine : les soeurs musulmanes dont la mission est de lutter contre l'émancipation féminine de type occidental.

Daoud est finalement renversé par un coup d'Etat du parti communiste afghan. Lorsqu’en 1979, le gouvernement afghan fait appel aux troupes soviétiques, le Pakistan a déjà sous la main des dirigeants islamiques radicaux, capables de diriger la djihad, la guerre sainte contre le communisme et l'athéisme. Massoud rejoint le Panshir où il se débarrasse des groupes maoïstes rivaux, avant de devenir la figure la plus connue des Moudjahidin en Occident.
Rabbani devient le chef du parti Jamiat Islami, dont Massoud, parent de Rabbani par alliance, sera un des dirigeants. Gulbuddin Hekmatyar prend la tête du Hezbi Islami. Notons en passant que Ben Laden rejoint le Hezbi Islami au début des années 80, fasciné par le charisme d'Hekmatyar. Les partis peuvent compter sur un soutien financier et militaire croissant des Etats- Unis. L'anticommunisme des éléments les plus fondamentalistes en font les meilleurs alliés des Etats-Unis. En 85, l'aide annuelle de la CIA s'élève à 285 millions de dollars, montant doublé par l'Arabie saoudite. Ajoutons qu'à cette époque, le Shah d'Iran vient d'être renversé et remplacé par gouvernement des Ayatollahs, d'obédience musulmane chiite. Les Etats-Unis ont d'autant plus de raison de soutenir la connexion sunnite qui va de l'Arabie saoudite à l'Afghanistan, se livrant à une surenchère islamiste pour contrer l'influence iranienne. Voilà qui nous emmène en 1989, fin de l’occupation soviétique. La paix n’en est pas pour autant là, et le retrait soviétique n'a pas provoqué la chute du pouvoir communiste local (président Najibullah) qui reste en place à Kaboul . Les partis de la résistance ("les djihadi") reprennent donc contre lui , mais avec des moyens bien plus grands qu'en 1979, la lutte amorcée avant l'arrivée des soviétiques. La chute des communistes en avril 1992 (prise Mazar e-Charif (mars) puis Kaboul (avril) par les forces du Jamiat e-Islami), met fin à l'accord de ses factions islamistes. Elles s'opposent rapidement les unes aux autres. Pendant deux ans, aucune ne semble être en position de l'emporter. Posted by Picasa
Bon anniversaire Mystère Massoud.(part03)

MASSOUD L’ETHINICIDE

Quid de Massoud durant la période allant de 1992 a 1996 ? Massoud devient ministre de la Défense de la République islamique d'Afghanistan. Rabbani en est Président.
Il faut savoir que son ethnicisme a coûté la vie à des milliers de personnes. Pendant l'occupation soviétique, la guerre contre l'occupant soviétique se doublait d'une guerre entre partis fondamentalistes, pour gagner du terrain sur l'autre. Dans diverses interviews, Massoud prétendait que lorsque les Soviétiques attaquaient la vallée du Panshir par le Nord, les milices du Hezb Islami l'attaquaient par derrière. A la chute du gouvernement prosoviétique et la constitution de la république islamique, en 1992, ces oppositions entre partis et entre fractions rivales au sein de ces partis redoublent d'intensité. Les milices ne désarment pas et les différents camps ne cessent de s'affronter politiquement et militairement, faisant des milliers de victimes.
En février 1993, Massoud, devenu ministre de la Défense, va faire massacrer par l'armée des centaines de Hazaras à Afshâr et Karteh Sahe, à l'Ouest de Kaboul. Les habitants sont assaillis dans leur lit à une heure du matin. Durant les 24 heures qui suivent, les forces gouvernementales tuent, violent, incendient les maisons, capturent les jeunes filles et garçons. On fait alors état de 700 tués et disparus. Un an plus tard, on découvrira encore des charniers. www.hazaraonline.f2s.com/massacres.htlm
Toujours en 1993, Massoud va détruire un quartier chiite (les Hazaras sont chiites) de Kaboul, faisant des milliers de mort, note Le Monde, qui précise: «Dans un conflit devenu de plus en plus ethnique, Massoud est d'abord un Tadjik et, dans son entourage immédiat, les autres ethnies (Pashtouns, Ouzbeks, Hazaras) sont absentes.» «Chef de guerre tadjik, représentant les siens dans un combat fratricide et tribal», A la lecture de ce qui précède, l'aura de Massoud en prend un sérieux coup.
www.lemonde.fr, dossier «Afghanistan sous la menace» ·

Lisons aussi quelques extraits d’une déclaration de l'Association Révolutionnaire des Femmes Afghanes (RAWA.) :

« L'Alliance du nord ne saurait oublier les années 1992 à 1996 lorsqu'elle était au pouvoir, lorsque la bande maudite de Golbodin Hekmatyar (Hezb I Islami) a anéanti Kaboul par des bombardements et des tirs de roquettes aveugles ; lorsque la bande infâme de Mazari-Khalili (Wahdat-i-Islami) arrachait les yeux des non-Hazaras ; lorsque la bande sauvage de Sayyaf (Ittehad-i-Islami) enfonçait des clous de 15 cm dans le crâne des Hazaras et les brûlait vifs dans des containers métalliques ; lorsque les bandes perfides de Rabbani et de Massoud (Jamiat-i-Islami et Shorai Nazar) massacraient les habitants de Afshar et d'autres quartiers résidentiels de Kaboul et qu'ils blanchissaient les pires meurtriers, violeurs et pillards de l'histoire en terme d'infamies et de barbaries perpétrées contre de nombreuses femmes, filles et garçons innocents et sans défense.
Le monde doit apprendre à connaître les criminels de l'Alliance du nord. Ce sont des gens qui ont déclaré que la démocratie et les élections étaient des concepts blasphématoires et hérétiques. Ce sont eux qui, aussitôt après avoir usurpé le pouvoir après l'éclatement du régime de paille de Najib, et avant que le peuple afghan n'ait eu l'occasion de faire pression pour la restauration de la paix et le bien-être du pays, ont retourné leur colère pieuse contre les femmes et ont déclaré entre autres restrictions sordides, dans un rassemblement de tous les partis djihadi, que le port du voile serait obligatoire pour les femmes. Le monde doit savoir que bien avant les taliban, le Mollah Younis Khalis (partenaire des djihadi) avait "exécuté" les Bouddhas de Bamiyan à l'artillerie. Le monde doit savoir que les taliban sont loin derrière les hommes de l'Alliance du Nord pour ce qui est des viols massifs de filles et de femmes âgées de 7 à 70 ans. Le monde doit savoir que la liste de massacres, de pillages des biens nationaux et des richesses archéologiques, l'extorsion de larges sommes d'argent auprès de gens sans défense et bien d'autres crimes et atrocités serait trop longue. Tout ce que les leaders de l'Alliance du Nord méritent c'est d'être jugés devant les tribunaux internationaux avec d'autres criminels de guerre et non pas d'appartenir à un gouvernement en Afghanistan ».


En réalité, l'Alliance du Nord est une organisation mal définie. Elle a été formée en 1996/97 par un commandant tadjik, Abdullah Shah Massoud, en réponse à la révolution nouvelle des taliban. Composée de divers petits groupes politiques, comme le Ittehad-e-Islami pachtoun (Prof Abdul Rasul Sayyaf), le Jumbesh-e-Milli ouzbek (Abdur Rashid Dostum), le Jamiat-e-Islami (Général Ismail) et le Hizb-e-Wahadat (Karim Khalili), l'AN a pris la forme d'une organisation politico-militaire menée par le Professeur Rabbani. Toutefois, elle n'a jamais bénéficié d'une bonne réputation. Son chef militaire, Massoud, était considéré comme un traître par les Afghans, car il avait conclu un pacte avec les Soviétiques pendant le Djihad. De plus, plusieurs leaders de cette alliance agissaient de manière indépendante, pour servir leurs propres intérêts et ceux de leurs maîtres étrangers. La plupart ont acquis une réputation de hors-la-loi, en raison des pillages et atrocités qu'ils ont perpétrés au début des années 90. L'échec de l'AN devant les taliban s'explique par une méfiance mutuelle, une division des factions, la soif du pouvoir et la désunion.

Une petite parenthèse s’impose, qui sont les Hazaras ?
Peuple vivant principalement dans le centre de l'Afghanistan et au Baloutchistan (Pakistan, Iran). Les Hazara se considèrent comme les descendants de Gengis Khan [(vers 1167-1227) fondateur de l'Empire mongol, qui conquit notamment le nord de la Chine, l'Afghanistan et l'Iran oriental]. Agriculteurs et éleveurs, ils émigrent nombreux vers les villes. Ils sont musulmans chiites et parlent l'iranien.
« Ils sont Hazaras, une minorité ethnique en Afghanistan, où une personne sur cinq est hazara. De plus, ils sont musulmans chiites et non sunnites comme la majorité des Afghans. Hazaras et chiites, c'est une double tare aux yeux des talibans. Le problème en Afghanistan, c'est le nationalisme. Les Hazaras sont persécutés à cause de leur religion et parce qu'ils ressemblent à des Chinois ou à des Japonais. » (Salahuddin Bakhsh)
Les Hazara sont majoritairement chiites, ismaéliens, peuvent être sunnites à Kaboul, dans le nord ou à Bamiyan. Durant la guerre soviéto-afghane les Hazaras ont été exclus des parties de la résistance parce que chiites (la politique pakistanaise n’a accepté que des partis sunnites et pro pachtoune excepté le Djamiat).
Les discordes entre Hazaras et Pachtounes proviennent de différents au sujet des fertiles pâturages dont les Hazaras ont été spoliés au profit des pachtounes transplantés au « Hazara Jat » par le coup de force mené par Abdul Rahman 1895-96 pour hérésie. Mais d’une manière plus générale les Hazaras sont considérés comme au plus bas de l’échelle sociale en Afghanistan. Aujourd’hui encore ils occupent les emplois les plus ingrats. On peut donner deux principales raisons à cet état de fait ; d’une part le chiisme est considéré comme hérésie par la majorité sunnite du pays et d’autre part, leurs traits physiques de type mongoloïde les distinguent plus encore.

Certains rétorquerons que Massoud n’a jamais participé personnellement aux massacres… Mais en temps que ministre de la défense, si il ne tiens pas ses troupes… Que penser ? Mais le TPI est rempli de gens qui n’ont fait qu’ordonner, ou bien fermer les yeux… Aucun n’ont réellement eu de sang sur les mains.

Un autre témoignage : http://vogtoblog.typepad.com/vogtoblog/2006/04/massoud.html
« Personne bien sûr ne trouve à redire sur le rôle fondamental qu'il a joué dans la lutte contre les envahisseurs soviétiques et la victoire des moudjahiddines (dûment célébrée en ce 28 avril par un défilé militaire). S'il reste vénéré dans le Panshir (au nord de Kaboul) et dans la partie tadjike de la population qui représente environ un cinquième des quelque 30 millions d'afghans, beaucoup se souviennent aussi du chef de faction qui après la chute des communistes a participé à la guerre civile sanglante, qui a duré 4 ans, détruit la moitié de Kaboul et coûté la vie à 50.000 à 80.000 personnes dans la capitale et ses environs. Les opinions sont donc parfois très éloignées de l'admiration généralisée qui est vouée au charismatique Massoud en occident et peut-être particulièrement en France. J'ai retrouvé des commentaires recueillis par Emmanuel Duparcq, le correspondant de l'AFP à Kaboul jusqu'en mars de cette année. "Massoud n'était rien de plus que le chef d'une de ces factions qui pillaient pour le pouvoir. Il symbolise cette époque qui a détruit le pays et que les Afghans veulent oublier", déclarait alors Ahmed Joyenda, directeur de la Fondation pour la société civile, une ONG qui promeut l'éducation à Kaboul."Il a participé à la guerre civile et à la destruction de Kaboul. Il était haï des Pachtounes et des Hazaras", note un de ses anciens camarades de classe au lycée français Esteqlal de Kaboul.Pour cet ancien camarade de classe, "Massoud était un grand combattant pour le Panshir, mais pas un héros pour l'Afghanistan". Il m'est impossible de savoir si c'est là l'opinion de la majorité, mais le fait est que la guerre civile a laissée des blessures profondes, qui ont terni les exploits plus glorieux. Un de mes collègues de travail, qui est resté à Kaboul depuis sa naissance, me racontait récemment que cela avait été la pire période de sa vie. Il est vrai que Kaboul avait été épargné par la guerre contre l'Armée rouge. Mais Waheed se souvient encore trop bien des check points des divers seigneurs de la guerre qui quadrillait la ville, des arrestations arbitraires, des bombardements quotidiens, des privations.... Il ne faut pas oublier que l'arrivée des talibans a été vécue d'abord comme un soulagement pas la population Kabouli. Ensuite évidemment les choses ont empiré mais jamais elles n'ont été aussi terribles que de 1992 à 1996, m'a aussi confié Waheed ».
Comme il est dis dans les hautes sphères de la diplomatie et dans les couloir du Foreign Office : « No comment » Posted by Picasa
Bon anniversaire Mystère Massoud.(Part 04)

Une autre hypothèse peut être tentée...






Le chef de l’Alliance du nord en Afghanistan, Ahmad Shah Massoud, est assassiné deux jours avant le 11 septembre, une semaine après la rencontre des chefs de l’ISI pakistanais et de la CIA. Peut-on établir une relation entre ces évènements ? La presse s’est faite l’écho d’une opposition entre Massoud et les Talibans, et a mis l’assassinat de Massoud sur le compte d’Al Qaida. Il existe cependant une autre version plus subtile. Etant donné la position de force de Massoud en Afghanistan à ce moment de l’histoire, il est certain que celui qu’on surnommait le « Lion du Panschir » se serait taillé une part de « lion » dans l’après-guerre américano-afghane et que le paysage politique afghan n’aurait pu se constituer sans lui. Or Massoud s’opposait aux intérêts américains, il avait signé un accord avec une société argentine, Bridas Corporation, pour la construction d’un pipeline de pétrole et de gaz, en conflit direct avec la société américaine Unocal. Lorsque l’on sait l’importance du chapitre « Unocal » dans la stratégie américaine, la mort programmée de Massoud s’éclaire d’un jour nouveau. Après la tragédie qui emporta ce chef de guerre charismatique, l’Alliance du Nord dénonça immédiatement le coupable : la coalition ISI pakistanais-CIA-Talibans-Ben Laden.

UNOCAL détient son pipeline
Le 27 décembre 2001, le Turkménistan, l’Afghanistan et le Pakistan signaient un contrat de 5 milliards de dollars concernant la construction d’un gazoduc, annonçait Associated Press le 28 du même mois. Le 9 décembre 2002, Hamid Karzaï (qui était un employé du pétrolier Unocal) et le général Musharraf, président du Pakistan, concluaient un accord complémentaire pour la construction du pipe-line.

On ne peut être que frappé par l’identité parfaite entre la localisation des bases militaires américaines avec le parcours du pipeline d’Unocal vers l’océan indien, depuis le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan et le Pakistan. Le « Pipestan » est sous la garde de l’oncle Sam.

Mais au jour d’aujourd’hui, si cette théorie est exacte, on peut vraiment dire que Massoud est mort pour rien puisque Bridas et Unocal se sont retiré de l’affaire. Mais le projet est toujours existant… il faudra juste attendre que l’Afghanistan soit «stabililé»…
Je vous raconterais les suites de l’histoire du Trans Afghanistan Pipeline dans un autre post.
Comme l'avait dit un des Flammarion en paraphrasant un soldat de 14/18: "On croit se battre pour des idées, alors que l'on ne meurt que pour les banques."

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01 septembre 2006

De l’art ou du cochon

En voilà bien un mot cache misère- La sauce qui cache le goût- le truc qui permet d’avaler n’importe quoi.

Culture pub, Cultures urbaines, culture maraîchère, culture physique, culture et dépendance, Maison de la culture, sub-culture, culture d’entreprise, culture populaire, culture jeune et culture rock. Accoler ce mot à n’importe quel autre et vous optenez une belle truie en porte-jarretelles ou quelques magnifiques oxymores.
Essayez : Culture chaussure, Culture manucure, Culture confiture… Surréalistes et Oulipotes de tous les pays, régalez vous !

Si certains séides gauchisants ont pu dire que la culture n’était pas à vendre, je me demande bien ce qu’ils entendaient par le mot culture. Est ce qu’elle représente, en tant qu’œuvre rare et lumineuse de la singularité d’un "individu diapason" pour le genre humain, une sorte de plus grand dénominateur commun alors que la culture de masse serait plutôt le plus petit dénominateur commun afin de plaire au plus grand nombre? Ce n’est pas dans l’esprit de feu la gouvernance de Moscou. Et si il pense à ce que l’on appelle dorénavant « culture », nos attardés mentaux ont encore quelques métros de retard, puisque la culture est LA marchandise.

De deux choses l’une ; soit le séide gauchisant en est encore au stade qui veut que l’artiste soit malade pauvre et inconnu (cela l’arrange, il n’aura pas à le payer…) , restant ainsi lié a une ancienne tradition "coco" qui veut que la culture ne soit pas une marchandise, niant le bisness et par la même la culture. Soit la culture est par essence même l’échange, voyez le commerce durant la période antique, la langue, l’architecture, les croyances se sont répandues dans le monde circumméditerranéen grâce aux peuplex navigateurs , dont les grecs; d'ailleurs le grec était parlé dans tous les ports.
Si le nazisme voulait faire des génies à partir d’imbéciles, la dictature du prolétariat a réussi à faire l’inverse. D’ailleurs en parlant de la dictature du prolétariat, si l’histoire ne lui donna pas raison, la télé a réussi là où Marx échoua.
L’idée démocratique de notre civilisation "dite avancée" où "tout se vaut" me dégoûte. Une chanson de Lorie = le requiem de Mozart ! Ben voyons. Dans ce cas là, un discours de Luther King = une flatulence de Goebbels, allons y ! Et tant qu’ils y sont pourquoi pas un barrage de castor = le site d’Angkor! Je vous laisse jouer un peu avec ça, c’est très drôle.

Ne nous étonnons pas que les cités virent à droite( voir plus...) puisque que la « goche libertariste » donna la liberté sans l’éducation, l’égalité sans le devoir… voire l’éducation sans les devoirs… Puisque qu’il n’y a que des droits, je pense devoir user de ma liberté de devoir…
Que dire d’une école, d’un système éducatif qui donne envie d’apprendre à lire aux mômes grâce à un succès de librairie d’un petit sorcier; qui propose comme cette année d’analyser des phénomènes de société, d'essayer de comprendre ce qui ce passe dans le monde au travers du prisme de la TV… Pas étonnant que les kids n’en aient rien à foutre, puisqu’il suffit de prendre une zapette et d’avoir son bac. En somme, des gens qui connaissent quelques trucs mais qui ne savent rien, qui pensent que la seule fin en soi est le fric et la célébrité. Une chose qu'ils ne savent pas (c’est normal puisqu'on ne leur apprend rien), c’est que même dans ce genre de domaine, je dirais même surtout dans ces domaines, une discipline de fer et la rigueur sont de …rigueur.
Je ne parle pas de la création artistique puisque au jour du discours ambiant nous sommes tous artistes...

Autre contre sens savoureux : graffiti a la craie ou au marqueur. Nike la police ! L’équipementier vendeur de chaussures nous l’assène à longueur de pub avec l’accent anglais ce qui donne du « naaïïk » alors que la prononciation grecque serait plutôt « niqué », donc plus proche de ce que voulait sûrement dire le révolté du bloc C, sauf que le mot Nike signifie : Victoire… Victoire de la confusion du sens, du genre et du message, de toutes manières ce n’est pas grave puisque "tout se vaut" et que vous le valez bien.

Lorsque des théories égalitaires prônent, pour le bien de l’humanité, de rendre meilleure nos sociétés, je me marre doucement; puisque qu’il y a là encore une antinomie lexicale, voire dialectique, en gros une faute de sens, un contre sens même.
En effet, meilleur en grec se dit Aristos !


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