Bon anniversaire Mystère Massoud.(Part 04)
Une autre hypothèse peut être tentée...

Le chef de l’Alliance du nord en Afghanistan, Ahmad Shah Massoud, est assassiné deux jours avant le 11 septembre, une semaine après la rencontre des chefs de l’ISI pakistanais et de la CIA. Peut-on établir une relation entre ces évènements ? La presse s’est faite l’écho d’une opposition entre Massoud et les Talibans, et a mis l’assassinat de Massoud sur le compte d’Al Qaida. Il existe cependant une autre version plus subtile. Etant donné la position de force de Massoud en Afghanistan à ce moment de l’histoire, il est certain que celui qu’on surnommait le « Lion du Panschir » se serait taillé une part de « lion » dans l’après-guerre américano-afghane et que le paysage politique afghan n’aurait pu se constituer sans lui. Or Massoud s’opposait aux intérêts américains, il avait signé un accord avec une société argentine, Bridas Corporation, pour la construction d’un pipeline de pétrole et de gaz, en conflit direct avec la société américaine Unocal. Lorsque l’on sait l’importance du chapitre « Unocal » dans la stratégie américaine, la mort programmée de Massoud s’éclaire d’un jour nouveau. Après la tragédie qui emporta ce chef de guerre charismatique, l’Alliance du Nord dénonça immédiatement le coupable : la coalition ISI pakistanais-CIA-Talibans-Ben Laden.
UNOCAL détient son pipeline
Le 27 décembre 2001, le Turkménistan,
l’Afghanistan et le Pakistan signaient un contrat de 5 milliards de dollars concernant la construction d’un gazoduc, annonçait Associated Press le 28 du même mois. Le 9 décembre 2002, Hamid Karzaï (qui était un employé du pétrolier Unocal) et le général Musharraf, président du Pakistan, concluaient un accord complémentaire pour la construction du pipe-line.
On ne peut être que frappé par l’identité parfaite entre la localisation des bases militaires américaines avec le parcours du pipeline d’Unocal vers l’océan indien, depuis le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan et le Pakistan. Le « Pipestan » est sous la garde de l’oncle Sam.
Mais au jour d’aujourd’hui, si cette théorie est exacte, on peut vraiment dire que Massoud est mort pour rien puisque Bridas et Unocal se sont retiré de l’affaire. Mais le projet est toujours existant… il faudra juste attendre que l’Afghanistan soit «stabililé»…
Je vous raconterais les suites de l’histoire du Trans Afghanistan Pipeline dans un autre post.
Comme l'avait dit un des Flammarion en paraphrasant un soldat de 14/18: "On croit se battre pour des idées, alors que l'on ne meurt que pour les banques."
Une autre hypothèse peut être tentée...

Le chef de l’Alliance du nord en Afghanistan, Ahmad Shah Massoud, est assassiné deux jours avant le 11 septembre, une semaine après la rencontre des chefs de l’ISI pakistanais et de la CIA. Peut-on établir une relation entre ces évènements ? La presse s’est faite l’écho d’une opposition entre Massoud et les Talibans, et a mis l’assassinat de Massoud sur le compte d’Al Qaida. Il existe cependant une autre version plus subtile. Etant donné la position de force de Massoud en Afghanistan à ce moment de l’histoire, il est certain que celui qu’on surnommait le « Lion du Panschir » se serait taillé une part de « lion » dans l’après-guerre américano-afghane et que le paysage politique afghan n’aurait pu se constituer sans lui. Or Massoud s’opposait aux intérêts américains, il avait signé un accord avec une société argentine, Bridas Corporation, pour la construction d’un pipeline de pétrole et de gaz, en conflit direct avec la société américaine Unocal. Lorsque l’on sait l’importance du chapitre « Unocal » dans la stratégie américaine, la mort programmée de Massoud s’éclaire d’un jour nouveau. Après la tragédie qui emporta ce chef de guerre charismatique, l’Alliance du Nord dénonça immédiatement le coupable : la coalition ISI pakistanais-CIA-Talibans-Ben Laden.
UNOCAL détient son pipeline
Le 27 décembre 2001, le Turkménistan,
l’Afghanistan et le Pakistan signaient un contrat de 5 milliards de dollars concernant la construction d’un gazoduc, annonçait Associated Press le 28 du même mois. Le 9 décembre 2002, Hamid Karzaï (qui était un employé du pétrolier Unocal) et le général Musharraf, président du Pakistan, concluaient un accord complémentaire pour la construction du pipe-line.
On ne peut être que frappé par l’identité parfaite entre la localisation des bases militaires américaines avec le parcours du pipeline d’Unocal vers l’océan indien, depuis le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, l’Afghanistan et le Pakistan. Le « Pipestan » est sous la garde de l’oncle Sam.Mais au jour d’aujourd’hui, si cette théorie est exacte, on peut vraiment dire que Massoud est mort pour rien puisque Bridas et Unocal se sont retiré de l’affaire. Mais le projet est toujours existant… il faudra juste attendre que l’Afghanistan soit «stabililé»…
Je vous raconterais les suites de l’histoire du Trans Afghanistan Pipeline dans un autre post.
Comme l'avait dit un des Flammarion en paraphrasant un soldat de 14/18: "On croit se battre pour des idées, alors que l'on ne meurt que pour les banques."

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