La pub tue...
La culture, plus on la fréquente tôt, plus on devient un adulte autonome, et pour la Pub, plus on y est soumis tôt, plus on en devient un adepte accro. C’est pourquoi la pub est doublement régressive, car pour être efficace elle vise les fantasmes, les pulsions de tous. Alors tant qu’à infantiliser les adultes autant commencer par les enfants. Un enfant ne fait pas de différence entre une pub, une fiction, la réalité. La Pub n’est pas seulement un supplément d’âme dont a besoin le Système, elle lui est indispensable à la fois pour vendre mais au delà pour faire régresser les individus au niveau de leurs fantasmes.
Les jeunes marquent au pas
L’attachement actuel aux marques se nourrit d’irrationnel parce qu’il vise à réaliser une identification primaire. L’enfant qui exige des produits de telle marque ne justifie plus son choix par leur qualité, mais par le seul attrait de leur nom. On lui fait croire qu’il va obtenir, à travers lui une identité propre. L’exclusion commence avec l’impossibilité d’acheter un objet référent qui vous met en situation de marginalité.
Contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, les jeunes des banlieues sont bien intégrés dans le Système. Cette recherche d’identification est génératrice de violence car il s’agit non seulement d’une mise en échec mais aussi un véritable marché de dupe : on ne peut jamais obtenir un équilibre social ou psychique en s’identifiant à la Pub : on veux être un fils de pub comme les autres en exhibant sa conformité. Essayer de faire enlever une casquette dans certains lycées… Impossible, car ce serait vécu comme une violence, le viol de l’identité même du jeune.
Le profane profane le sacré.
La Pub nous vend de l’amour, de la
tendresse, de l’amitié, de la générosité ; elle profane les sentiments, les identités, les valeurs et les engagements. « On se lève tous pour Danette ! », Mais devant quoi se lève t on ? Devant un nouveau Dieu, une Idée révolutionnaire ?… La Pub enlève toute dignité à l’humain pour la transférer à la Marchandise. Le Produit crée la surprise, il singularise, il rend libre, irrésistible, tout-puissant. Car la consommation d’une marque crée un sentiment d’existence, donne un sens à la vie. Avant, la réclame cherchait à parler comme les gens, aujourd’hui, ce sont eux qui singent la Pub, qui reproduisent ses gestes, répètent ses formules. La Pub, c’est une monstrueuse opération de formatage qui vise à faire régresser l’individu jusqu’au niveau de ses images les plus archaïques. La Pub en jouant sur le mimétisme enfantin développe une sorte de normopathie, elle tue l’imagination et la créativité. Même sous des apparences « soft », la pub a pour cousine la propagande la plus brutale et est la fille d’un nouveau totalitarisme dans ses moyens et ses buts.
L’immonde bête à aussi ses apôtres : Zbigniew Brzezinski, conseiller de Jimmy Carter, a proposé le concept de « Tittytainement » (de tits, sein et de Entertainement pour divertissement, cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettant de maintenir de bonne humeur la population. La Rome antique est de retour. La Pub est donc, bien au-delà de sa fonction commerciale immédiate, un enjeu véritable car elle participe à tout ce qui fait régresser l’humain. Elle rabaisse les personnes au rang de simple consommateur, qui commence par les produits, puis consomme d’autres humains ( management « moderne », violence sexuelles…), pour finir par l’autoconsommation, (dopage, sectarisme.) La résistance contre la Pub est aujourd’hui un véritable enjeu citoyen.
La culture, plus on la fréquente tôt, plus on devient un adulte autonome, et pour la Pub, plus on y est soumis tôt, plus on en devient un adepte accro. C’est pourquoi la pub est doublement régressive, car pour être efficace elle vise les fantasmes, les pulsions de tous. Alors tant qu’à infantiliser les adultes autant commencer par les enfants. Un enfant ne fait pas de différence entre une pub, une fiction, la réalité. La Pub n’est pas seulement un supplément d’âme dont a besoin le Système, elle lui est indispensable à la fois pour vendre mais au delà pour faire régresser les individus au niveau de leurs fantasmes.Les jeunes marquent au pas
L’attachement actuel aux marques se nourrit d’irrationnel parce qu’il vise à réaliser une identification primaire. L’enfant qui exige des produits de telle marque ne justifie plus son choix par leur qualité, mais par le seul attrait de leur nom. On lui fait croire qu’il va obtenir, à travers lui une identité propre. L’exclusion commence avec l’impossibilité d’acheter un objet référent qui vous met en situation de marginalité.
Contrairement à ce que l’on voudrait faire croire, les jeunes des banlieues sont bien intégrés dans le Système. Cette recherche d’identification est génératrice de violence car il s’agit non seulement d’une mise en échec mais aussi un véritable marché de dupe : on ne peut jamais obtenir un équilibre social ou psychique en s’identifiant à la Pub : on veux être un fils de pub comme les autres en exhibant sa conformité. Essayer de faire enlever une casquette dans certains lycées… Impossible, car ce serait vécu comme une violence, le viol de l’identité même du jeune.Le profane profane le sacré.
La Pub nous vend de l’amour, de la
tendresse, de l’amitié, de la générosité ; elle profane les sentiments, les identités, les valeurs et les engagements. « On se lève tous pour Danette ! », Mais devant quoi se lève t on ? Devant un nouveau Dieu, une Idée révolutionnaire ?… La Pub enlève toute dignité à l’humain pour la transférer à la Marchandise. Le Produit crée la surprise, il singularise, il rend libre, irrésistible, tout-puissant. Car la consommation d’une marque crée un sentiment d’existence, donne un sens à la vie. Avant, la réclame cherchait à parler comme les gens, aujourd’hui, ce sont eux qui singent la Pub, qui reproduisent ses gestes, répètent ses formules. La Pub, c’est une monstrueuse opération de formatage qui vise à faire régresser l’individu jusqu’au niveau de ses images les plus archaïques. La Pub en jouant sur le mimétisme enfantin développe une sorte de normopathie, elle tue l’imagination et la créativité. Même sous des apparences « soft », la pub a pour cousine la propagande la plus brutale et est la fille d’un nouveau totalitarisme dans ses moyens et ses buts.
L’immonde bête à aussi ses apôtres : Zbigniew Brzezinski, conseiller de Jimmy Carter, a proposé le concept de « Tittytainement » (de tits, sein et de Entertainement pour divertissement, cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettant de maintenir de bonne humeur la population. La Rome antique est de retour. La Pub est donc, bien au-delà de sa fonction commerciale immédiate, un enjeu véritable car elle participe à tout ce qui fait régresser l’humain. Elle rabaisse les personnes au rang de simple consommateur, qui commence par les produits, puis consomme d’autres humains ( management « moderne », violence sexuelles…), pour finir par l’autoconsommation, (dopage, sectarisme.) La résistance contre la Pub est aujourd’hui un véritable enjeu citoyen.

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