Bon anniversaire Mystère Massoud.(part03)
MASSOUD L’ETHINICIDE
Quid de Massoud durant la période allant de 1992 a 1996 ? Massoud devient ministre de la Défense de la République islamique d'Afghanistan. Rabbani en est Président.
Il faut savoir que son ethnicisme a coûté la vie à des milliers de personnes. Pendant l'occupation soviétique, la guerre contre l'occupant soviétique se doublait d'une guerre entre partis fondamentalistes, pour gagner du terrain sur l'autre. Dans diverses interviews, Massoud prétendait que lorsque les Soviétiques attaquaient la vallée du Panshir par le Nord, les milices du Hezb Islami l'attaquaient par derrière. A la chute du gouvernement prosoviétique et la constitution de la république islamique, en 1992, ces oppositions entre partis et entre fractions rivales au sein de ces partis redoublent d'intensité. Les milices ne désarment pas et les différents camps ne cessent de s'affronter politiquement et militairement, faisant des milliers de victimes.
En février 1993, Massoud, devenu ministre de la Défense, va faire massacrer par l'armée des centaines de Hazaras à Afshâr et Karteh Sahe, à l'Ouest de Kaboul. Les habitants sont assaillis dans leur lit à une heure du matin. Durant les 24 heures qui suivent, les forces gouvernementales tuent, violent, incendient les maisons, capturent les jeunes filles et garçons. On fait alors état de 700 tués et disparus. Un an plus tard, on découvrira encore des charniers. www.hazaraonline.f2s.com/massacres.htlm
Toujours en 1993, Massoud va détruire un quartier chiite (les Hazaras sont chiites) de Kaboul, faisant des milliers de mort, note Le Monde, qui précise: «Dans un conflit devenu de plus en plus ethnique, Massoud est d'abord un Tadjik et, dans son entourage immédiat, les autres ethnies (Pashtouns, Ouzbeks, Hazaras) sont absentes.» «Chef de guerre tadjik, représentant les siens dans un combat fratricide et tribal», A la lecture de ce qui précède, l'aura de Massoud en prend un sérieux coup.
www.lemonde.fr, dossier «Afghanistan sous la menace» ·
Lisons aussi quelques extraits d’une déclaration de l'Association Révolutionnaire des Femmes Afghanes (RAWA.) :
« L'Alliance du nord ne saurait oublier les années 1992 à 1996 lorsqu'elle était au pouvoir, lorsque la bande maudite de Golbodin Hekmatyar (Hezb I Islami) a anéanti Kaboul par des bombardements et des tirs de roquettes aveugles ; lorsque la bande infâme de Mazari-Khalili (Wahdat-i-Islami) arrachait les yeux des non-Hazaras ; lorsque la bande sauvage de Sayyaf (Ittehad-i-Islami) enfonçait des clous de 15 cm dans le crâne des Hazaras et les brûlait vifs dans des containers métalliques ; lorsque les bandes perfides de Rabbani et de Massoud (Jamiat-i-Islami et Shorai Nazar) massacraient les habitants de Afshar et d'autres quartiers résidentiels de Kaboul et qu'ils blanchissaient les pires meurtriers, violeurs et pillards de l'histoire en terme d'infamies et de barbaries perpétrées contre de nombreuses femmes, filles et garçons innocents et sans défense.
Le monde doit apprendre à connaître les criminels de l'Alliance du nord. Ce sont des gens qui ont déclaré que la démocratie et les élections étaient des concepts blasphématoires et hérétiques. Ce sont eux qui, aussitôt après avoir usurpé le pouvoir après l'éclatement du régime de paille de Najib, et avant que le peuple afghan n'ait eu l'occasion de faire pression pour la restauration de la paix et le bien-être du pays, ont retourné leur colère pieuse contre les femmes et ont déclaré entre autres restrictions sordides, dans un rassemblement de tous les partis djihadi, que le port du voile serait obligatoire pour les femmes. Le monde doit savoir que bien avant les taliban, le Mollah Younis Khalis (partenaire des djihadi) avait "exécuté" les Bouddhas de Bamiyan à l'artillerie. Le monde doit savoir que les taliban sont loin derrière les hommes de l'Alliance du Nord pour ce qui est des viols massifs de filles et de femmes âgées de 7 à 70 ans. Le monde doit savoir que la liste de massacres, de pillages des biens nationaux et des richesses archéologiques, l'extorsion de larges sommes d'argent auprès de gens sans défense et bien d'autres crimes et atrocités serait trop longue. Tout ce que les leaders de l'Alliance du Nord méritent c'est d'être jugés devant les tribunaux internationaux avec d'autres criminels de guerre et non pas d'appartenir à un gouvernement en Afghanistan ».
En réalité, l'Alliance du Nord est une organisation mal définie. Elle a été formée en 1996/97 par un commandant tadjik, Abdullah Shah Massoud, en réponse à la révolution nouvelle des taliban. Composée de divers petits groupes politiques, comme le Ittehad-e-Islami pachtoun (Prof Abdul Rasul Sayyaf), le Jumbesh-e-Milli ouzbek (Abdur Rashid Dostum), le Jamiat-e-Islami (Général Ismail) et le Hizb-e-Wahadat (Karim Khalili), l'AN a pris la forme d'une organisation politico-militaire menée par le Professeur Rabbani. Toutefois, elle n'a jamais bénéficié d'une bonne réputation. Son chef militaire, Massoud, était considéré comme un traître par les Afghans, car il avait conclu un pacte avec les Soviétiques pendant le Djihad. De plus, plusieurs leaders de cette alliance agissaient de manière indépendante, pour servir leurs propres intérêts et ceux de leurs maîtres étrangers. La plupart ont acquis une réputation de hors-la-loi, en raison des pillages et atrocités qu'ils ont perpétrés au début des années 90. L'échec de l'AN devant les taliban s'explique par une méfiance mutuelle, une division des factions, la soif du pouvoir et la désunion.
Une petite parenthèse s’impose, qui sont les Hazaras ?
Peuple vivant principalement dans le centre de l'Afghanistan et au Baloutchistan (Pakistan, Iran). Les Hazara se considèrent comme les descendants de Gengis Khan [(vers 1167-1227) fondateur de l'Empire mongol, qui conquit notamment le nord de la Chine, l'Afghanistan et l'Iran oriental]. Agriculteurs et éleveurs, ils émigrent nombreux vers les villes. Ils sont musulmans chiites et parlent l'iranien.
« Ils sont Hazaras, une minorité ethnique en Afghanistan, où une personne sur cinq est hazara. De plus, ils sont musulmans chiites et non sunnites comme la majorité des Afghans. Hazaras et chiites, c'est une double tare aux yeux des talibans. Le problème en Afghanistan, c'est le nationalisme. Les Hazaras sont persécutés à cause de leur religion et parce qu'ils ressemblent à des Chinois ou à des Japonais. » (Salahuddin Bakhsh)
Les Hazara sont majoritairement chiites, ismaéliens, peuvent être sunnites à Kaboul, dans le nord ou à Bamiyan. Durant la guerre soviéto-afghane les Hazaras ont été exclus des parties de la résistance parce que chiites (la politique pakistanaise n’a accepté que des partis sunnites et pro pachtoune excepté le Djamiat).
Les discordes entre Hazaras et Pachtounes proviennent de différents au sujet des fertiles pâturages dont les Hazaras ont été spoliés au profit des pachtounes transplantés au « Hazara Jat » par le coup de force mené par Abdul Rahman 1895-96 pour hérésie. Mais d’une manière plus générale les Hazaras sont considérés comme au plus bas de l’échelle sociale en Afghanistan. Aujourd’hui encore ils occupent les emplois les plus ingrats. On peut donner deux principales raisons à cet état de fait ; d’une part le chiisme est considéré comme hérésie par la majorité sunnite du pays et d’autre part, leurs traits physiques de type mongoloïde les distinguent plus encore.
Certains rétorquerons que Massoud n’a jamais participé personnellement aux massacres… Mais en temps que ministre de la défense, si il ne tiens pas ses troupes… Que penser ? Mais le TPI est rempli de gens qui n’ont fait qu’ordonner, ou bien fermer les yeux… Aucun n’ont réellement eu de sang sur les mains.
Un autre témoignage : http://vogtoblog.typepad.com/vogtoblog/2006/04/massoud.html
« Personne bien sûr ne trouve à redire sur le rôle fondamental qu'il a joué dans la lutte contre les envahisseurs soviétiques et la victoire des moudjahiddines (dûment célébrée en ce 28 avril par un défilé militaire). S'il reste vénéré dans le Panshir (au nord de Kaboul) et dans la partie tadjike de la population qui représente environ un cinquième des quelque 30 millions d'afghans, beaucoup se souviennent aussi du chef de faction qui après la chute des communistes a participé à la guerre civile sanglante, qui a duré 4 ans, détruit la moitié de Kaboul et coûté la vie à 50.000 à 80.000 personnes dans la capitale et ses environs. Les opinions sont donc parfois très éloignées de l'admiration généralisée qui est vouée au charismatique Massoud en occident et peut-être particulièrement en France. J'ai retrouvé des commentaires recueillis par Emmanuel Duparcq, le correspondant de l'AFP à Kaboul jusqu'en mars de cette année. "Massoud n'était rien de plus que le chef d'une de ces factions qui pillaient pour le pouvoir. Il symbolise cette époque qui a détruit le pays et que les Afghans veulent oublier", déclarait alors Ahmed Joyenda, directeur de la Fondation pour la société civile, une ONG qui promeut l'éducation à Kaboul."Il a participé à la guerre civile et à la destruction de Kaboul. Il était haï des Pachtounes et des Hazaras", note un de ses anciens camarades de classe au lycée français Esteqlal de Kaboul.Pour cet ancien camarade de classe, "Massoud était un grand combattant pour le Panshir, mais pas un héros pour l'Afghanistan". Il m'est impossible de savoir si c'est là l'opinion de la majorité, mais le fait est que la guerre civile a laissée des blessures profondes, qui ont terni les exploits plus glorieux. Un de mes collègues de travail, qui est resté à Kaboul depuis sa naissance, me racontait récemment que cela avait été la pire période de sa vie. Il est vrai que Kaboul avait été épargné par la guerre contre l'Armée rouge. Mais Waheed se souvient encore trop bien des check points des divers seigneurs de la guerre qui quadrillait la ville, des arrestations arbitraires, des bombardements quotidiens, des privations.... Il ne faut pas oublier que l'arrivée des talibans a été vécue d'abord comme un soulagement pas la population Kabouli. Ensuite évidemment les choses ont empiré mais jamais elles n'ont été aussi terribles que de 1992 à 1996, m'a aussi confié Waheed ».
Comme il est dis dans les hautes sphères de la diplomatie et dans les couloir du Foreign Office : « No comment »
MASSOUD L’ETHINICIDE
Quid de Massoud durant la période allant de 1992 a 1996 ? Massoud devient ministre de la Défense de la République islamique d'Afghanistan. Rabbani en est Président.Il faut savoir que son ethnicisme a coûté la vie à des milliers de personnes. Pendant l'occupation soviétique, la guerre contre l'occupant soviétique se doublait d'une guerre entre partis fondamentalistes, pour gagner du terrain sur l'autre. Dans diverses interviews, Massoud prétendait que lorsque les Soviétiques attaquaient la vallée du Panshir par le Nord, les milices du Hezb Islami l'attaquaient par derrière. A la chute du gouvernement prosoviétique et la constitution de la république islamique, en 1992, ces oppositions entre partis et entre fractions rivales au sein de ces partis redoublent d'intensité. Les milices ne désarment pas et les différents camps ne cessent de s'affronter politiquement et militairement, faisant des milliers de victimes.
En février 1993, Massoud, devenu ministre de la Défense, va faire massacrer par l'armée des centaines de Hazaras à Afshâr et Karteh Sahe, à l'Ouest de Kaboul. Les habitants sont assaillis dans leur lit à une heure du matin. Durant les 24 heures qui suivent, les forces gouvernementales tuent, violent, incendient les maisons, capturent les jeunes filles et garçons. On fait alors état de 700 tués et disparus. Un an plus tard, on découvrira encore des charniers. www.hazaraonline.f2s.com/massacres.htlm
Toujours en 1993, Massoud va détruire un quartier chiite (les Hazaras sont chiites) de Kaboul, faisant des milliers de mort, note Le Monde, qui précise: «Dans un conflit devenu de plus en plus ethnique, Massoud est d'abord un Tadjik et, dans son entourage immédiat, les autres ethnies (Pashtouns, Ouzbeks, Hazaras) sont absentes.» «Chef de guerre tadjik, représentant les siens dans un combat fratricide et tribal», A la lecture de ce qui précède, l'aura de Massoud en prend un sérieux coup.
www.lemonde.fr, dossier «Afghanistan sous la menace» ·
Lisons aussi quelques extraits d’une déclaration de l'Association Révolutionnaire des Femmes Afghanes (RAWA.) :
« L'Alliance du nord ne saurait oublier les années 1992 à 1996 lorsqu'elle était au pouvoir, lorsque la bande maudite de Golbodin Hekmatyar (Hezb I Islami) a anéanti Kaboul par des bombardements et des tirs de roquettes aveugles ; lorsque la bande infâme de Mazari-Khalili (Wahdat-i-Islami) arrachait les yeux des non-Hazaras ; lorsque la bande sauvage de Sayyaf (Ittehad-i-Islami) enfonçait des clous de 15 cm dans le crâne des Hazaras et les brûlait vifs dans des containers métalliques ; lorsque les bandes perfides de Rabbani et de Massoud (Jamiat-i-Islami et Shorai Nazar) massacraient les habitants de Afshar et d'autres quartiers résidentiels de Kaboul et qu'ils blanchissaient les pires meurtriers, violeurs et pillards de l'histoire en terme d'infamies et de barbaries perpétrées contre de nombreuses femmes, filles et garçons innocents et sans défense.Le monde doit apprendre à connaître les criminels de l'Alliance du nord. Ce sont des gens qui ont déclaré que la démocratie et les élections étaient des concepts blasphématoires et hérétiques. Ce sont eux qui, aussitôt après avoir usurpé le pouvoir après l'éclatement du régime de paille de Najib, et avant que le peuple afghan n'ait eu l'occasion de faire pression pour la restauration de la paix et le bien-être du pays, ont retourné leur colère pieuse contre les femmes et ont déclaré entre autres restrictions sordides, dans un rassemblement de tous les partis djihadi, que le port du voile serait obligatoire pour les femmes. Le monde doit savoir que bien avant les taliban, le Mollah Younis Khalis (partenaire des djihadi) avait "exécuté" les Bouddhas de Bamiyan à l'artillerie. Le monde doit savoir que les taliban sont loin derrière les hommes de l'Alliance du Nord pour ce qui est des viols massifs de filles et de femmes âgées de 7 à 70 ans. Le monde doit savoir que la liste de massacres, de pillages des biens nationaux et des richesses archéologiques, l'extorsion de larges sommes d'argent auprès de gens sans défense et bien d'autres crimes et atrocités serait trop longue. Tout ce que les leaders de l'Alliance du Nord méritent c'est d'être jugés devant les tribunaux internationaux avec d'autres criminels de guerre et non pas d'appartenir à un gouvernement en Afghanistan ».
En réalité, l'Alliance du Nord est une organisation mal définie. Elle a été formée en 1996/97 par un commandant tadjik, Abdullah Shah Massoud, en réponse à la révolution nouvelle des taliban. Composée de divers petits groupes politiques, comme le Ittehad-e-Islami pachtoun (Prof Abdul Rasul Sayyaf), le Jumbesh-e-Milli ouzbek (Abdur Rashid Dostum), le Jamiat-e-Islami (Général Ismail) et le Hizb-e-Wahadat (Karim Khalili), l'AN a pris la forme d'une organisation politico-militaire menée par le Professeur Rabbani. Toutefois, elle n'a jamais bénéficié d'une bonne réputation. Son chef militaire, Massoud, était considéré comme un traître par les Afghans, car il avait conclu un pacte avec les Soviétiques pendant le Djihad. De plus, plusieurs leaders de cette alliance agissaient de manière indépendante, pour servir leurs propres intérêts et ceux de leurs maîtres étrangers. La plupart ont acquis une réputation de hors-la-loi, en raison des pillages et atrocités qu'ils ont perpétrés au début des années 90. L'échec de l'AN devant les taliban s'explique par une méfiance mutuelle, une division des factions, la soif du pouvoir et la désunion.Une petite parenthèse s’impose, qui sont les Hazaras ?
Peuple vivant principalement dans le centre de l'Afghanistan et au Baloutchistan (Pakistan, Iran). Les Hazara se considèrent comme les descendants de Gengis Khan [(vers 1167-1227) fondateur de l'Empire mongol, qui conquit notamment le nord de la Chine, l'Afghanistan et l'Iran oriental]. Agriculteurs et éleveurs, ils émigrent nombreux vers les villes. Ils sont musulmans chiites et parlent l'iranien.
« Ils sont Hazaras, une minorité ethnique en Afghanistan, où une personne sur cinq est hazara. De plus, ils sont musulmans chiites et non sunnites comme la majorité des Afghans. Hazaras et chiites, c'est une double tare aux yeux des talibans. Le problème en Afghanistan, c'est le nationalisme. Les Hazaras sont persécutés à cause de leur religion et parce qu'ils ressemblent à des Chinois ou à des Japonais. » (Salahuddin Bakhsh)Les Hazara sont majoritairement chiites, ismaéliens, peuvent être sunnites à Kaboul, dans le nord ou à Bamiyan. Durant la guerre soviéto-afghane les Hazaras ont été exclus des parties de la résistance parce que chiites (la politique pakistanaise n’a accepté que des partis sunnites et pro pachtoune excepté le Djamiat).
Les discordes entre Hazaras et Pachtounes proviennent de différents au sujet des fertiles pâturages dont les Hazaras ont été spoliés au profit des pachtounes transplantés au « Hazara Jat » par le coup de force mené par Abdul Rahman 1895-96 pour hérésie. Mais d’une manière plus générale les Hazaras sont considérés comme au plus bas de l’échelle sociale en Afghanistan. Aujourd’hui encore ils occupent les emplois les plus ingrats. On peut donner deux principales raisons à cet état de fait ; d’une part le chiisme est considéré comme hérésie par la majorité sunnite du pays et d’autre part, leurs traits physiques de type mongoloïde les distinguent plus encore.
Certains rétorquerons que Massoud n’a jamais participé personnellement aux massacres… Mais en temps que ministre de la défense, si il ne tiens pas ses troupes… Que penser ? Mais le TPI est rempli de gens qui n’ont fait qu’ordonner, ou bien fermer les yeux… Aucun n’ont réellement eu de sang sur les mains.
Un autre témoignage : http://vogtoblog.typepad.com/vogtoblog/2006/04/massoud.html
« Personne bien sûr ne trouve à redire sur le rôle fondamental qu'il a joué dans la lutte contre les envahisseurs soviétiques et la victoire des moudjahiddines (dûment célébrée en ce 28 avril par un défilé militaire). S'il reste vénéré dans le Panshir (au nord de Kaboul) et dans la partie tadjike de la population qui représente environ un cinquième des quelque 30 millions d'afghans, beaucoup se souviennent aussi du chef de faction qui après la chute des communistes a participé à la guerre civile sanglante, qui a duré 4 ans, détruit la moitié de Kaboul et coûté la vie à 50.000 à 80.000 personnes dans la capitale et ses environs. Les opinions sont donc parfois très éloignées de l'admiration généralisée qui est vouée au charismatique Massoud en occident et peut-être particulièrement en France. J'ai retrouvé des commentaires recueillis par Emmanuel Duparcq, le correspondant de l'AFP à Kaboul jusqu'en mars de cette année. "Massoud n'était rien de plus que le chef d'une de ces factions qui pillaient pour le pouvoir. Il symbolise cette époque qui a détruit le pays et que les Afghans veulent oublier", déclarait alors Ahmed Joyenda, directeur de la Fondation pour la société civile, une ONG qui promeut l'éducation à Kaboul."Il a participé à la guerre civile et à la destruction de Kaboul. Il était haï des Pachtounes et des Hazaras", note un de ses anciens camarades de classe au lycée français Esteqlal de Kaboul.Pour cet ancien camarade de classe, "Massoud était un grand combattant pour le Panshir, mais pas un héros pour l'Afghanistan". Il m'est impossible de savoir si c'est là l'opinion de la majorité, mais le fait est que la guerre civile a laissée des blessures profondes, qui ont terni les exploits plus glorieux. Un de mes collègues de travail, qui est resté à Kaboul depuis sa naissance, me racontait récemment que cela avait été la pire période de sa vie. Il est vrai que Kaboul avait été épargné par la guerre contre l'Armée rouge. Mais Waheed se souvient encore trop bien des check points des divers seigneurs de la guerre qui quadrillait la ville, des arrestations arbitraires, des bombardements quotidiens, des privations.... Il ne faut pas oublier que l'arrivée des talibans a été vécue d'abord comme un soulagement pas la population Kabouli. Ensuite évidemment les choses ont empiré mais jamais elles n'ont été aussi terribles que de 1992 à 1996, m'a aussi confié Waheed ».
Comme il est dis dans les hautes sphères de la diplomatie et dans les couloir du Foreign Office : « No comment »

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