La Maison de l’Emploi, mode d’emploi.
Devait on y voir un signe, mais le jour de l’inauguration de la maison de l’emploi était aussi le jour de l’abrogation du CPE, manifestement un hasard du calendrier et des événements mais la coïncidence est suffisamment savoureuse pour en apprécier le clin d’oeil… Quoi qu’il en soit, la création des maisons de l’emploi est une des propositions issues du plan de cohésion sociale et celle des Dervallières est la première des sept prévues sur l’agglomération Nantaise. Créées le 17 octobre 2005 à l’initiative de Nantes Métropole et avec comme partenaires l’ANPE, les ASSEDIC, le Conseil Général, le Conseil Régional, la Mission Locale et le Plan Local pour l’Emploi, ces structures ont pour vocation et ambition de mieux répondre au problème de l’emploi dans les quartiers dit « sensibles ». Ayant évité le cirque médiatique et la ronde des élus lors de l’inauguration mais voulant en savoir un peu plus, je suis aller rencontrer le responsable de la Maison de l’emploi des Dervallières, Emmanuel Jussiaux.
Un Carrefour Emploi Service en mieux.
Pour ceux qui connaissaient le Carrefour Emploi Service, pas de changement notable, du moins en ce qui concerne l’adresse et le bâtiment, par contre les services proposés s’étendent dorénavant à tous les demandeurs d’emploi puisque l’ANPE et l’ASSEDIC y tiennent une antenne. D’autres services, tel que des partenariats allant de la formation à la création d’entreprise, en passant par les informations sur les métiers sont mis à porté de tous. Inutile donc d’être chômeur pour allez se renseigner sur les démarches a faire pour « monter sa boite » ou envisager de changer de secteur d’activité. Pour cela, un « Cyber-centre » en libre-service équipé de sept ordinateurs sont mis à disposition afin de permettre l’accès au site de l’ANPE mais aussi à une cinquantaine d’autres ayant rapport à l’emploi, la création d’entreprise ou la formation. Mais il n’y a pas que les ordinateurs dans la vie, il y a des gens aussi. L’antenne des Dervallières compte onze personnes qui chacune dans leur domaine respectif essayeront de créer la synergie nécessaire à la réalisation de cet ambitieux projet.
La démarche de la Maison de l’emploi a une logique de proximité. La convivialité est aussi un élément de cette démarche, par exemple vous ne trouverez pas de bureaux fermés. Le regroupement des « services » se veut aussi gage d’efficacité, afin d’éviter des cavalcades entre organismes et bureaux. De plus la prise en charge personnalisée permettra, d’après les instigateurs du projet, un meilleur suivi des postulants avec la mise en place d’une sorte de parrainage qui se veut une alternative au CV anonyme.
Sous le chapiteau, un rapide tour de piste des partenaires.
Si l’Etat et les collectivités locales sont partis prenante dans cette action, des partenariats d’entreprises étaient aussi présents. Doit on y voir un défaut de jeunesse, mais y avait pas foule d’employeurs sous le chapiteau. Toutefois, les secteurs représentés, le BTP, les métiers de l’environnement ainsi que l’agriculture, reconnus comme porteurs et ayant une forte demande de main d’œuvre étaient bien là. D’autres participants ont posés leurs tréteaux sous la toile, pour eux le credo serait plutôt
l’autonomie. Nous avions, ça tombait bien, l’ADIE, qui était en tourné pour leur semaine nationale du micro-crédit, ainsi que la sympathique coopérative d’emploi et d’activité : l’Ouvre-boîtes 44, une asso qui n’aide pas a rentrer au « Macumba » ou au « Milord », mais plutôt a ouvrir la sienne et vous soutien dans le dur parcours du créateur d’entreprise.
Profession de foi ou espérance par l’emploi
L’objectif avoué de cette démarche est de créer 150 emplois, sur sept sites, sur toute l’agglomération et en principe sur une année… Je prends ma calculette…ce qui nous donne un score époustouflant de 1,8 personne, par mois et par agence, qui trouve un job !
Ou un autre mode de calcul : prenons en moyenne une dizaine de personnes travaillant sur une agence, sept agence sur l’agglomération ; cela nous donne un ratio de deux jobs trouvés par employé et par an. Mieux encore, on peut d'ores et déjà annoncer un taux de placement de 47% dès l'ouverture , puisque les 70 personnes travaillant dans les Maisons de l'Emploi vont perenniser leur poste...
Je dis ça pour tous ceux qui n’ont jamais rien compris à l’école aux problèmes de baignoires et de robinets qui fuient… Au fait, quel est l’age du plombier Polonais ?

Promis, dans un prochain billet , j’irai faire un premier bilan de cette initiative.
(Article réalisé le 10 avril 2006)
Devait on y voir un signe, mais le jour de l’inauguration de la maison de l’emploi était aussi le jour de l’abrogation du CPE, manifestement un hasard du calendrier et des événements mais la coïncidence est suffisamment savoureuse pour en apprécier le clin d’oeil… Quoi qu’il en soit, la création des maisons de l’emploi est une des propositions issues du plan de cohésion sociale et celle des Dervallières est la première des sept prévues sur l’agglomération Nantaise. Créées le 17 octobre 2005 à l’initiative de Nantes Métropole et avec comme partenaires l’ANPE, les ASSEDIC, le Conseil Général, le Conseil Régional, la Mission Locale et le Plan Local pour l’Emploi, ces structures ont pour vocation et ambition de mieux répondre au problème de l’emploi dans les quartiers dit « sensibles ». Ayant évité le cirque médiatique et la ronde des élus lors de l’inauguration mais voulant en savoir un peu plus, je suis aller rencontrer le responsable de la Maison de l’emploi des Dervallières, Emmanuel Jussiaux.Un Carrefour Emploi Service en mieux.
Pour ceux qui connaissaient le Carrefour Emploi Service, pas de changement notable, du moins en ce qui concerne l’adresse et le bâtiment, par contre les services proposés s’étendent dorénavant à tous les demandeurs d’emploi puisque l’ANPE et l’ASSEDIC y tiennent une antenne. D’autres services, tel que des partenariats allant de la formation à la création d’entreprise, en passant par les informations sur les métiers sont mis à porté de tous. Inutile donc d’être chômeur pour allez se renseigner sur les démarches a faire pour « monter sa boite » ou envisager de changer de secteur d’activité. Pour cela, un « Cyber-centre » en libre-service équipé de sept ordinateurs sont mis à disposition afin de permettre l’accès au site de l’ANPE mais aussi à une cinquantaine d’autres ayant rapport à l’emploi, la création d’entreprise ou la formation. Mais il n’y a pas que les ordinateurs dans la vie, il y a des gens aussi. L’antenne des Dervallières compte onze personnes qui chacune dans leur domaine respectif essayeront de créer la synergie nécessaire à la réalisation de cet ambitieux projet.La démarche de la Maison de l’emploi a une logique de proximité. La convivialité est aussi un élément de cette démarche, par exemple vous ne trouverez pas de bureaux fermés. Le regroupement des « services » se veut aussi gage d’efficacité, afin d’éviter des cavalcades entre organismes et bureaux. De plus la prise en charge personnalisée permettra, d’après les instigateurs du projet, un meilleur suivi des postulants avec la mise en place d’une sorte de parrainage qui se veut une alternative au CV anonyme.
Sous le chapiteau, un rapide tour de piste des partenaires.
Si l’Etat et les collectivités locales sont partis prenante dans cette action, des partenariats d’entreprises étaient aussi présents. Doit on y voir un défaut de jeunesse, mais y avait pas foule d’employeurs sous le chapiteau. Toutefois, les secteurs représentés, le BTP, les métiers de l’environnement ainsi que l’agriculture, reconnus comme porteurs et ayant une forte demande de main d’œuvre étaient bien là. D’autres participants ont posés leurs tréteaux sous la toile, pour eux le credo serait plutôt
l’autonomie. Nous avions, ça tombait bien, l’ADIE, qui était en tourné pour leur semaine nationale du micro-crédit, ainsi que la sympathique coopérative d’emploi et d’activité : l’Ouvre-boîtes 44, une asso qui n’aide pas a rentrer au « Macumba » ou au « Milord », mais plutôt a ouvrir la sienne et vous soutien dans le dur parcours du créateur d’entreprise.Profession de foi ou espérance par l’emploi
L’objectif avoué de cette démarche est de créer 150 emplois, sur sept sites, sur toute l’agglomération et en principe sur une année… Je prends ma calculette…ce qui nous donne un score époustouflant de 1,8 personne, par mois et par agence, qui trouve un job !Ou un autre mode de calcul : prenons en moyenne une dizaine de personnes travaillant sur une agence, sept agence sur l’agglomération ; cela nous donne un ratio de deux jobs trouvés par employé et par an. Mieux encore, on peut d'ores et déjà annoncer un taux de placement de 47% dès l'ouverture , puisque les 70 personnes travaillant dans les Maisons de l'Emploi vont perenniser leur poste...
Je dis ça pour tous ceux qui n’ont jamais rien compris à l’école aux problèmes de baignoires et de robinets qui fuient… Au fait, quel est l’age du plombier Polonais ?

Promis, dans un prochain billet , j’irai faire un premier bilan de cette initiative.
(Article réalisé le 10 avril 2006)
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